De 6 à 18 Millions d’oiseaux et de chauves souris tués par an en Espagne selon les chiffres officiels

Invité par notre association, Mark Duchamp,  spécialiste de la protection des oiseaux,  et fondateur de l’association Save the eagles,  tenait le 17 septembre une conférence de presse à Epinal.

Alors que la conférence environnementale mets l’accent sur le développement de l’éolien, avec notamment la suppression des ZDE ( Zone de développement éolien ) et que le schéma régional éolien de lorraine se propose ni plus ni moins de classer comme favorable 70% des communes Vosgiennes,  il nous a paru important  de donner la parole à un spécialiste des problèmes des nuisances éoliennes, notamment en matière de mortalité des oiseaux et des chiroptères.

« L’éolien n’est pas vert » indique Mark Duchamp, rappelant le lourd constat de la Société d’ornithologie espagnole ( SEO) qui  révèle que « les éoliennes tuent en Espagne, en moyenne, de 6 à 18 millions d’oiseaux et de chauves-souris.

Compte tenu qu’il y a, en Espagne, environ 18.000 éoliennes, et qu’elles tuent en géneral le double de chauves-souris que d’oiseaux, la moyenne se situerait entre 111 à 333 oiseaux, et 222 à 666 chauves-souris par an et par éolienne

On est loin des chiffres donnés en France par l’industrie éolienne, le gouvernement, et les ornithologues. Il n’ a d’ailleurs pas qu’en France que la mortalité de la faune ailée fait l’objet d’une très efficace omerta

Les éoliennes attirent les rapaces et les chauve-souris. Les premiers sont attirés par la possibilité de se percher et de surveiller une zone dégagée. Ils commencent à se percher quand les éoliennes sont à l’arrêt, faute de vent, puis ils s’enhardissent et se perchent sur la nacelle quand les pales sont en movement, d’où les nombreux accidents qui resultent en leur mort, immédiate ou à la suite d’une longue agonie avec une aile cassée. En Californie, près de 3.000 aigles royaux on été tués par des éoliennes. On calcule que cette espèce magnifique aura bientôt disparu de cet état, puis des Etats Unis .  Quant aux chauves-souris, elles sont attirées par les vibrations émises par les éoliennes. Cela n’a pas encore été prouvé scientifiquement, mais leurs cadavres sont là pour nous dire qu’un problème existe.

La France, pas plus que les autres pays de l’Union Européenne, n’ont étudié en profondeur les conséquences de leur politique énergétique.Aucun des 27 pays de l’UE n’a calculé les économies de combustible et de gaz à effet de serre que réalisent vraiment les éoliennes. Ceci est d’autant plus grave que des ingénieurs indépendants, aux Etats Unis, aux Pays-Bas, au Royaume Uni et en Australie, ont calculé qu’au lieu des 100% d’économies annoncées, la réalité se trouvait entre 4% et moins que zéro.
C’est la conséquence de l’intermittence de la production des éoliennes, qui nous obligent à stabiliser leur production avec des centrales à gaz ou à charbon marchant à bas régime, donc polluant deux fois plus.

Un autre aspect négatif des éoliennes est l’impact sur le tourisme, l’emploi, et l’économie en générale. Des études ont montré comment les touristes fuient les régions où se trouvent des éoliennes »

Pour Mark Duchamp  » L’éolien industriel n’est pas une énergie verte et n’est pas un atout pour les Vosges » 

Voir le compte rendu complet de la conférence de presse de Mark Duchamp

 

 

 

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