Quelques réflexions sur le projet :

La fin de nucléaire avec l’éolien ?

Bien au contraire, car avec une utilisation intermittente et un faible rendement, la priorité donné à  l’éolien va nous contraindre à maintenir le parc nucléaire existant.

En effet avec un fonctionnement limité en moyenne à 1/4 du temps la part de l’électricité éolienne reste et restera négligeable (2,2% à ce jour) par rapport aux autres sources d’énergies.

L’implantation d’éoliennes dans les Vosges est d’autant moins justifiée, que nous sommes dans l’une des régions les moins ventées de France.

En réalité l’avenir est avant tout lié aux économies d’énergies , à l’amélioration des filières existantes (bois, hydroélectricité, géothermie… ), et au développement des énergies nouvelles mais non polluantes.

 

Moins de CO2 avec l’éolien ?

Lorsque les vents sont insuffisants, l’ éolien doit  relayé  par d’autre sources d’énergie facilement disponibles.

Seules les centrales thermiques  (  gaz , charbon et pétrole ) sont en mesure de répondre à cette intermittence.

C’est ce qu’à confirmé en juin dernier le PDG de GDF Suez en soulignant que l’éolien reposait avant tout sur le gaz en raison de sa facilité d’utilisation

Ainsi, le Danemark, le pays au monde le plus équipé en éolienne, produit 50% de son électricité avec du charbon et 20% avec du  gaz !

Devons nous sacrifier notre village pour imiter ce modèle hautement préjudiciable pour notre planète ?


Couper nos forêts pour de l’éolien  ?

La forêt constitue un réservoir de carbone stockant 1/3 du C0² produit par l’homme et le bois est la première énergie renouvelable de France.

Se priver de ces ressources pour y implanter des éoliennes est donc un pur non-sens.

Avec un impact de près d’un hectare par éolienne, ( 8000 m2 par éolienne selon l’ADME ), l’impact sur les forêts sera en réalité déterminant avec des conséquences grave sur la faune, la flore et les ressources hydrauliques.

 

Des villages défigurés 

Une éolienne industrielle  de 150 m mesure la hauteur d’ immeuble de 48 étages  avec des pales de diamètre de 100 m .

Les nuisances ne sont pas limitées aux extérieurs des village, car avec les deux parcs, c’est une sensation d’encerclement ( reconnue par le courrier de la préfecture )qui se dégagera immédiatement y compris depuis le centre.

S’ajoutera à cette l’impression les effets du mouvement des pales, captant le regard et bloquant tout le paysage.

Nos visites  de plusieurs parcs éoliens ne laissent aucun doute sur  la destruction de notre paysage que beaucoup nous envie.

Des nuisances avec le bruit

La réglementation française limite l’augmention du bruit à 3dB la nuit et à 5dB le jour.
Ce seuil correspond cependant au doublement des bruits ordinaires pour la nuit. La aussi,  nombreux témoignages d’habitant de villages à moins d’un KM montre qu’un bruit de fond éolien  peut devenir rapidement insupportable.
Dans notre région si calme et si tranquille ce n’est pas acceptable!

Les infrasons

Ce sont des sons de très basses fréquences inaudibles par l’homme. Une éolienne en produit à 100 m à peu près autant qu’un véhicule à 100 km/h. Leur impact sanitaire est aujourd’hui  attesté par des études sérieuses qui  montrent clairement les conséquences sur la santé.
Pourquoi dans ce cas ne pas appliquer le principe de précaution et limiter leur implantation à 1 500 m?

Qui payera le démantèlement ?

Garantie par la loi avec caution de 50 000 € , le coût réel d’un démantèlement dépasse pourtant 500 000 €, hors décaissement des 800 à 1500 tonnes de béton coulées à jamais sous terre.
Est ce la commune, qui payera la facture dans 20 ans (durée de vie d’une éolienne) ?
Ou laisserons nous à nos enfants des cimetières d’éoliennes en forêt?

L’impact économique sur la commune

Les visites d’éoliennes ne font plus recettes, depuis que celles -ci sont devenues communes dans toutes les régions.
Bien au contraire, les touristes à la recherche de tranquillité dans les Vosges  seront ils satisfaits de retrouver dans nos gîtes les mêmes éoliennes que chez eux?
L’impact sur la valeur de l’immobilier est tout aussi inquiétant : La valeur de nos habitations en milieux rural est pour une bonne partie liée à la tranquillité. Avec une moins value reconnue par les tribunaux de -26 à -46% , comment rembourser les soldes d’emprunts en cas de revente si on y est contraint ?

Un risque majeur pour la biodiversité

Nos forêts sont riches d’une faune et d’une flore unique, dont la survie dépend directement de la tranquillité.
Les forêts de Humont et Rechentreux constitue un réservoir pour plusieurs espèces protégées, notamment chauve souris et pic noir.
Elles sont également situées sur le passage attesté d’oiseaux migrateurs.
Le classement par Natura 2000 des secteurs limitrophe en est la preuve.

Les études  les plus récentes nous montrent que l’ impact sur certaines espèces est loin d’être négligeable.

Transformer nos forêts en friches industrielles dans 20 ans ? Non merci !

Transformer nos forêts en friches industrielles dans 20 ans ? Non merci !